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Depuis les années 1950, les connaissances sur les planètes ont fait un bond extraordinaire. Le meilleur télescope disponible au milieu du XXe siècle était celui du Mont Palomar, avec ses 5 mètres de diamètre. Malgré un miroir de très bonne qualité, il ne disposait d’aucun des perfectionnements modernes, et son principe était rigoureusement le même que celui du premier télescope de verre de Foucault.

Situé sur le mont Palomar, petite montagne des Etats Unis, il était particulièrement affecté par la turbulence atmosphérique. Le pouvoir séparateur réel (seeing) n’était donc pas meilleur que pour les autres télescopes. Par contre, la quantité de lumière captée était nettement supérieure, lui donnant une magnitude limite bien plus poussée. Il a donc permis de découvrir le ciel en profondeur, mais les images planétaires obtenues n’étaient jamais de bonne qualité. Les meilleures images dans ce domaine ont été produites par le télescope de 2 mètres du Pic du Midi, en grande partie grâce à la qualité du ciel en altitude.

Depuis les années 1960, les techniques d’optique active, optique adaptative, interférométrie, ont été mises au point et sont maintenant utilisables sur tous les instruments récents. De plus, les observatoires actuels sont installés dans les deux meilleurs sites mondiaux, dans la Cordillière des Andes au Chili, et sur les volcans d’Hawaï.

Mais les résultats les plus significatifs en planétologie sont venus des sondes spatiales, qui sont allées sur place prendre des photos, et faire des mesures de divers paramètres physiques. Sur quelques objets, des sondes se sont posées, et nous disposons maintenant d’images du sol allant jusqu’à une résolution submillimétrique. Les roches constituant le sol de quelques planètes ont été anaysées sur place (et en laboratoire sur Terre pour ce qui concerne la Lune, et probablement Mars). Toutes ces données constituent une masse énorme, mais il reste bien sûr de nombreux trous dans notre documentation (seule une vision très globale est disponible sur l’ensemble de la planète, avec des renseignements très précis sur les rares points explorés par des sondes au sol).

 L’importance (relative…) des informations disponibles sur chaque planète oblige à les traiter séparément, ce qui est fait dans les chapitres suivants.

 Groupe des planètes telluriques

  • Mercure
  • Vénus
  • La Terre et La Lune
  • Mars
  • Ceinture des astéroïdes
  • Vesta

Groupe des planètes géantes

  • Jupiter
  • Saturne
  • Uranus
  • Neptune
  • Pluton et la Ceinture de Kuiper
  • Nuage de Oort
  • Les comètes

 Où est la limite du système solaire ?

Ce n’est pas un problème simple. Une première réponse consiste à placer la limite là où l’influence gravitationnelle du Soleil devient plus faible que celle des autres étoiles. Un corps placé là sans vitesse initiale tomberait sur une autre étoile.

 Mais si on considère l’existence d’un milieu interstellaire, il faut lui laisser une petite place ! Donc la limite du système solaire doit être moins lointaine. Dans cette perspective, il faut définir l’endroit où le milieu change, par sa composition ou tout autre paramètre physique. Cette limite existe. Il faut considérer le vent solaire, flot de particules rapides accélérées par notre étoile, et projetées dans l’espace. Dans le milieu interstellaire, il y a aussi des particules, qui n’ont pas une grande vitesse. On définit donc la limite du système solaire, qu’on appelle héliopause, comme étant la surface où le vent solaire se heurte au milieu interstellaire. On peut dire aussi que c’est l’endoit où le vent solaire voit sa vitesse passer d’un régime supersonique à un régime subsonique (par suite des chocs).

 Les curiosités du système solaire

 Sur Mercure, le Soleil s’arrête dans sa course journalière à travers le ciel, puis repart en arrière, s’arrête à nouveau et repart enfin pour poursuivre sa course normale. A certains endroits de la planète, il est midi trois fois par jour ! Le mythe biblique de Josué, qui paraît-il arrêta le Soleil, est là-bas une réalité quotidienne !

 Sur Uranus, on observe le Soleil de minuit aux pôles, mais aussi à l’équateur ! Et aux pôles, on a parfois le Soleil au zénith.

 Il en est de même sur Pluton. Mais en plus, on y a le satellite Charon toujours au même endroit dans le ciel.